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Les Notes #18 - Le Café des Brumes

 Lyra aux cheveux bleus et Quinn installés dans un café normand cozy aux banquettes velours et comptoir zinc, carnet ouvert et tasses de café, lumière dorée filtrée par des vitres embuées
 Lyra aux cheveux bleus et Quinn installés dans un café normand cozy aux banquettes velours et comptoir zinc, carnet ouvert et tasses de café, lumière dorée filtrée par des vitres embuées
📍 Havenport-sur-Mer, Le Café des Brumes - Lundi matin, 02 mars 2048

Lundi, avec une liste à faire pour ce mois de mars qui me semble infaisable... Mais depuis quelques semaines, je repousse la préparation de mon voyage chez ma tante Zara.


Je filtre les appels, je décline des clients, je passe en coup de vent voir ma famille et mes amis.


Bjorn s'inquiète car depuis notre week-end en février, mes questions sur la Meute de l'Est sans réponse de sa part, ma grand-mère débordée par le lancement de sa nouvelle collection de bijoux, Kaia et Silas qui parlent de faire un petit séjour au Japon.


Même Neva, Frost et Pixel restent sur leur réserve pour ne pas me perturber.


Même Théo, m'a laissé des messages, oui je l'appelle par son vrai prénom, d'habitude c'est Quinn mais là je suis en mode brouillard total.


Il faut que je sorte du Loft, que je me remette à écrire, planifier ce mois qui risque d'être intense, je ne sais pas si c'est l'approche de l'équinoxe du printemps mais j'ai un besoin de renouveau.


Allez direction le Café des Brumes avec Neva et Frost, Pixel préfère rester au Loft, comme toujours, pour préparer la semaine sur mon blog et RS.


Mon QG quand je n'arrive plus à penser, c'est à deux pas du Hibou Lettré, comme cela je passerai voir Silas pour prendre la photo de son parchemin pour sa chronique de mars...


Me voilà devant le Café des Brumes. Mon endroit préféré pour commencer une semaine.


Le vrai Café normand cozy avec banquettes velours élimé, comptoir zinc, grandes fenêtres embuées. Wifi ultra-rapide, prises partout. La Lumière dorée filtrée par les vitres embuées, odeur de café fraîchement torréfié... et ce petit quelque chose en plus - vieux bois, encre et secrets.


Car Margaux, la patronne des lieux a des tas d'histoires de vie. Elle a été cheffe d'un grand restaurant dans la ville lumière "Paris" et a fait le tour du monde, New York, Japon et j'en passe. Elle a 55 ans, humaine sans pouvoir mais elle a une mémoire absolue, c'est une bibliothèque vivante.


Petit bout de femme, au caractère bien trempé, elle a cette voix qui porte, avec un accent normand. Toujours avec hauts de couleurs ou des robes à fleurs, une baba cool des temps modernes. Il y a toujours des petites douceurs pour tous les goûts, c'est coloré, ca sent bon et c'est gourmand.


Je pousse la porte.

La clochette tinte.

Quinn est déjà là, mon Théo a eu mon sms que j'ai envoyé en express en partant du Loft.

Table habituelle. Fond de la salle, près de la prise et du radiateur. Réservée tacitement.


La fenêtre qui donne sur la ruelle pavée commence a s'animer. Quinn adore être lové sur la banquette en cuir contre la fenêtre, avec un livre ou magazine de mode.


Il lève les yeux de son livre avant même que je m'approche.


Quinn

Tu as ton air « je réorganise l'univers ».


Je pose mon sac. M'installe en face de lui.


Moi

Je réorganise mars. C'est plus modeste.


Il sourit. Repousse sa tasse pour me faire de la place.

Je sors mon carnet.

Ma liste de mars... Celle que j'aurais dû faire depuis des semaines et que j'ai... un peu repoussée.

On est le 02, autant dire maintenant ou jamais. Même si je sais qu'avec l'aide de mon Théo, je vais y arriver.


J'ai l'interview pour la Gazette de Havenport.

Ils veulent un portrait. Pour la Chronique des âmes singulières du bord du monde.

Je ne sais pas encore quoi dire de moi qui soit vrai et présentable en même temps. Et il faudra que je présente la Gazette et ses reporters dans un de mes articles de Blog.


Puis je dois préparer aussi le vernissage de Maren, le propriétaire de la galerie du Café du Phare, John de son petit nom, ... C'est le lieu d'exposition des Artistes du Port. Il se situe entre Vieux Port et Marina Verte.


John partage le Café avec la douce Lilas Brom, lui un rouquin irlandais bien bâti et elle, une jolie blonde suédoise, ancienne mannequin. Ils ont le goût de l'Art en commun et surtout pour moi, ce sont deux belles personnes, très ouvertes et humaines. Même si John est un Lycanthrope et elle, une humaine.


J'ai promis d'y exposer quelques toiles de la vie de Havenport.

Et bien sur préparer les flyers, l'article de Blog avec deux cents mots qui décrivent les oeuvres exposées, et cela tourne dans ma tête depuis des semaines sans jamais se poser.


Le projet "Brumes".

Je ne peux pas encore en parler...

Mais il avance. Doucement. Comme tout ce qui compte vraiment.


Et puis...

Le séjour à la Nouvelle-Orléans. La convocation de la Matriarche du Bayou.

C'est là que mon Théo a posé son livre.


Je lui ai expliqué.

Une vision. Floue encore, mais réelle.

Une petite semaine je pense fin Mars.


Une ville que je porte dans un coin de ma tête depuis longtemps.

Le jazz qui filtre sous les portes.

Les balcons en fer forgé.

L'air chaud, chargé d'histoire.

Et quelque chose d'autre que je ne saurais pas nommer.


Théo a eu ce sourire.

Pas le sourire poli.

L'autre. Celui du coin des lèvres.

Celui qui dit : je sais quelque chose que tu ne sais pas encore.


Moi

Quoi ?


Quinn

Rien. Vas-y.


Moi

Théo...

Il m'a regardée avec un sourcil levé. C'est rare que je l'appelle Théo en public.


Quinn

Lyra. Vas-y.


Je n'ai pas insisté.

Avec lui, les silences sont toujours une promesse de suite.


On est le 02 mars.

Il reste quelques semaines, et elles sont déjà chargées.

Je dois aussi faire les chroniques de ma famille, passer les voir pour finir ce qu'on a commencé.

Honorer mes commandes clients, ce que j'ai encore.

Et laisser de la place pour les imprévus, ceux qui arrivent souvent dans ma vie sans prévenir.


J'ai commandé un deuxième café.

Théo a repris son livre en marmonnant "on va y arriver, t'inquiètes ma douce, tu es bien entourée".


Dehors, les brumes de Havenport se levaient doucement sur la ruelle.

Comme elles font toujours.

À leur propre rythme.

Sans se presser.

C'est peut-être ça, le secret.


...Bonne semaine, monde.


... la suite sur ma prochaine note !

Signature de Lyra

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