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Note #10 - Silas & Le Hibou Lettré

Dernière mise à jour : 25 févr.

Lyra au Marché et rendant visite à son ami.e Quinn dans une friperie vintage futuriste avec vêtements holographiques...
Lyra au Marché et rendant visite à son ami.e Quinn dans une friperie vintage futuriste avec vêtements holographiques...

📍 Havenport-sur-Mer, Vieux Port - En fin de journée du 16 février 2048

Le Vieux Port de jour, c'est autre chose que la nuit.

Les maisons à colombages brillent sous le soleil d'hiver.

Les panneaux solaires discrets captent la lumière pâle.

Ça sent les crêpes et le sel marin.


Le marché des artisans bat son plein.

Poteries, bijoux tech, savons artisanaux.

Un vendeur propose des "cristaux de mémoire" - je ne sais pas trop ce que c'est, mais c'est joli.


Les étalages de poissons, crustacés et bien d'autres sont remplis.

Des hologrammes de vieux rafiots et cargos avec des noms sortis de vieux livres de pirates...

Les odeurs de marée et de harengs fumés se mêlent aux odeurs de terre et de cuir des échoppes de la rue...

Fleuriste et tanneurs se côtoient.


J'aime cette ambiance à la fois naturelle et rustique, avec des touches de modernisme - ses néons vibrants au-dessus des enseignes, des femmes qui crient que leurs poissons sont frais, et les mouettes qui quémandent leur nourriture.


Je m'enfonce dans une ruelle pavée au coin de New-Town Street.

Je passe devant le restaurant de Mr Chen - les odeurs de porc au caramel me titillent les narines, mais surtout me donnent faim.


L'enseigne apparaît : "Le Hibou Lettré".

Lettres dorées sur fond bleu nuit.

Un hibou sculpté en bois avec des reflets or qui scintillent - enchantement subtil.


La porte grince du café-librairie de mon oncle Silas...

L'odeur de vieux papier et d'encre me submerge.

C'est mon paradis.


Des étagères jusqu'au plafond.

Des livres partout - anciens, récents, interdits, oubliés.

Des échelles qui glissent sur des rails.

Des lampes à huile enchantées qui flottent entre les rayons.


Un bruissement d'ailes au-dessus de ma tête.


Augure :

"Ah, Miss Embercroft. What a delightful punctuality. Votre oncle commençait à douter de votre sens de l'orientation."

Le hibou blanc de Silas. Toujours ce ton british aristocratique.

Je lève les yeux - il me fixe depuis son perchoir, la tête penchée.


Moi

"Bonjour à toi aussi, Augure."


Il claque du bec, satisfait, et retourne à sa contemplation des étagères.


Et au fond, derrière son comptoir... Une tasse de café à la main. Silas.


Cheveux gris en bataille.

Lunettes rondes.

Pull en laine trop grand.

Il lève les yeux de son grimoire.


Silas

"Ah, Lyra. Pile à l'heure."


Moi

"Tu fermes tôt aujourd'hui ?"


Silas

"Les poissons. Et ma méditation. Tu sais comment c'est."


Je sais.

Silas et ses carpes koï enchantées dans le bassin du jardin japonais. Le vieux cerisier aux racines ancestrales qui fleurit au milieu de l'eau, même en hiver.

La serre de Kaia, le potager, la terrasse du dojo avec ses érables. Silas et ses rituels du soir.

Certaines choses ne changent pas.


Il me tend une enveloppe épaisse.

L'article de février pour le blog.

Encore une photocopie de ses vieux parchemins qui glissent dans des porte-documents usés et qui sentent le cuir ancien.

Les "Écrits de Silas" - toujours poétiques, toujours profonds.


Silas

"Kaia t'attend. Elle a quelque chose pour ton père."


Moi

"Je sais. J'y vais."


Silas

"Et Lyra..."


Il me regarde par-dessus ses lunettes.


Silas

"Prends soin de toi ce week-end.

Bjorn a besoin de ta présence.

Toi aussi, tu en as besoin."


Je hoche la tête.

Il a toujours su lire en moi.


Frost :

Le vieux sait des choses.

Oui. C'est pour ça qu'il est mon oncle préféré.

(Mais comme je n'en ai qu'un... cela ne peut être qu'une évidence)


Je ressors dans la lumière, un petit gloussement suite à cette pensée.

Direction La Marina Verte.

Le thé de Kaia m'attend.


... la suite sur ma prochaine note !

Signature de Lyra

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