🔮Les Messages de Basira - Présentation...
- Lyra Embercroft

- il y a 3 jours
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Présentation... - CARNET EN CUIR ciselé d'hiéroglyphes - Les Messages !
📍 Havenport-sur-Mer, Le Quartier des Artistes "Bohème cosmopolite" - Un soir de fin janvier 2048
Dans une ruelle étroite du vieux quartier des Artistes, là où les pierres murmurent encore des secrets anciens, un boudoir se cache derrière une porte de bois sculptée.
L'enseigne n'attire pas l'œil des pressés.
Elle parle aux initiés : une chatte d'Égypte aux yeux d'or.
À l'intérieur, la myrrhe et le santal tissent un voile chaud.
Des bijoux faits main reposent sur du velours noir.
Sur la table basse : un jeu de cartes patiné, des croquis d'archéologie, et, posé à l'écart, un carnet plus ancien que les modes… cuir sombre, coins en laiton, tranche dorée comme un soleil retenu.
Basira n'a jamais eu le goût du bruit.
Elle ne suit pas les tendances.
Elle suit les signes.
Et elle préfère la transmission à la mise en scène.
Certains soirs de la semaine, Lyra vient dîner ici, loin du bruit du monde.
On parle peu.
On sent.
On observe.
Et parfois… on tire les cartes.
Cléo, le petit lynx noir (croisement avec un chat angora), aux reflets argentés et or, portant son collier égyptien de la lignée de Bastet (le vestige d'une ancienne aventure de l'ex-mari de Basira), esquisse un mouvement élégant et se love sur un coussin de soie rouge bohémien.
Quand Basira s'approche du carnet antique, Cléo ouvre un œil ambré.
Basira, la voix rauque et mélodieuse, comme le vent du désert qui sait attendre :
Fin janvier… c'est le moment où je te confie ce qui vient. Pas pour courir après le mois. Pour l'habiter.
Cléo étire ses pattes avec lenteur, reine tranquille.
Et pour que Lyra n'oublie pas : la sagesse ne se poste pas. Elle se dépose.
Basira sourit.
Ses doigts, ornés d'argent et de lapis-lazuli, frôlent la couverture du carnet.
Un frisson imperceptible traverse l'air, comme si le cuir reconnaissait sa main.
Chaque mois, je lui tends ce carnet. De main à main. De lignée à lignée. Et elle le mettra sur son blog… quand l'encre sera prête.

🗝️ Le rituel du carnet (et pourquoi il existe)
Basira ouvre le carnet antique. La plume gratte doucement.
Dans l'atelier, tout devient plus dense, plus silencieux, comme si le monde retenait son souffle.
Je ne suis pas un effet de mode, Cléo. Je ne parle pas pour plaire.
Cléo la regarde avec intensité. Et amour.
Tu parles pour aligner. Pour réveiller. Pour rappeler.
Basira s'avance vers elle et lui passe la main sur son pelage avec douceur...
Exactement.
Basira écrit, non pas comme on publie, mais comme on scelle.
Chaque phrase est une clé.
Chaque paragraphe, une porte.
🌙 Message de Basira à Lyra (fin janvier)
« Lyra… petite-fille, prends ces mots et pose-les sur ton blog.
Pas comme une tendance.
Comme un fil.
Janvier t'a demandé des fondations. Tu les as vues. Tu les as senties.
Maintenant, écoute bien : février te demandera autre chose.
En février, je veux que tu montres la spiritualité.
Pas la spiritualité spectaculaire.
La spiritualité vivante.
Celle qui se glisse dans un geste, un choix, un souffle.
Et pour les prochains mois, souviens-toi :
Il y aura des messages pour t'ancrer. D'autres pour t'élever. D'autres pour te dépouiller. D'autres pour t'ouvrir.
Nous n'écrivons pas pour remplir un calendrier.
Nous écrivons pour suivre un cycle. »

Cléo pose sa patte contre le bord du carnet, comme pour signer à sa façon.
Dis-leur, Basira. Que la magie n'est pas une esthétique. C'est une présence.
Basira referme le carnet. Les coins de laiton cliquettent, comme une serrure ancienne.
Alors voilà. Fin janvier, je te confie ceci. Et en février… tu montreras le sacré.
Basira se lève et se dirige vers la cuisine de son boudoir, dans l'arrière boutique et atelier du vieux quartier bohème... Elle va préparer le repas pour sa petite fille, Lyra...
Un plat égyptien... Elle ne sait pas encore lequel, mais un message viendra lui souffler à l'oreille.
Cléo regarde son humaine traverser la pièce, pieds nus, silencieuse...
Le lynx noir, se dirige vers le fond du boudoir, là où le salon ressemble à un musée de la Déesse Bastet... Elle ferme les yeux pour se prélasser sur un grand coussin qui sent l'encens du bois ambré.
La sagesse est sauvage. L'intuition est féline. Et le cycle continue.





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