Les Écrits de Silas - Le Mois de la Lumière
- Lyra Embercroft

- il y a 13 minutes
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Le mois de la lumière... - Porte Parchemins n°246 - Mois de Février...
📍 Havenport-sur-Mer, Le Vieux Port — Cœur historique - Mi-Février 2048
Transcrit d'un parchemin posé à l'étage d'une librairie du vieux quartier.
Encre violette, presque noire. Odeur de cire, de lavande et de bois ancien.
Le soir, la librairie se vide de ses voix.
La cloche se tait.
Les vitrines s'embuent.
Et les escaliers grincent sous mes pas comme s'ils récitaient le même mantra...
ne presse rien... ne force rien... avance juste.
À l'étage, une seule bougie suffit.
La flamme n'éclaire pas tout.
Elle éclaire ce qui doit l'être.
Sur l'étagère la plus haute, Augure veille.
Mon familier, un majestueux hibou blanc.
Immobile... Présent.
🦉 Augure, d'une voix posée aux accents british
« My dear Silas… February has arrived. Shall we pretend we don't care? »
Je laisse un souffle passer entre mes dents.
Un sourire, à peine.
« Nous ne prétendons rien, Augure. Nous observons. »
🦉 « Observing, yes. And writing. You always write when the light returns. »
Quand il tourne la tête, c'est rarement pour regarder.
C'est pour confirmer.
Je déroule le parchemin.
Je laisse l'encre respirer.
Et je note ce que février enseigne.
🌙 Février : la lumière revient, mais doucement
Février ne fait pas irruption.
Il revient.
Comme une lueur dans un couloir.
Comme une braise qui reprend.
C'est un mois de purification.
Pas pour devenir parfait.
Pour redevenir clair.
Je n'appelle pas cela "se réinventer".
J'appelle cela : faire de la place.

📜 Correspondances sacrées de février
Il faut que je note pour Lyra pour que cela soit simple pour elle de retranscrire sur son Blog car elle m'a déjà fait la remarque que je n'étais pas toujours clair dans mes écrits, tu en penses quoi Augure...
🦉 Quand il ne dit rien c'est qu'il est en accord avec mes propos...
« Enfin je crois, j'espère, bref, je vais avancer... »
🐦 Gardien du mois : le Cygne
Le gardien de février est le Cygne.
Grâce, même dans les eaux troubles.
Transformation, sans spectacle.
Il rappelle une chose simple, la beauté prend du temps.
Et chaque étape compte.
💎 Pierres gardiennes
Améthyste : elle apaise l'esprit, ouvre l'intuition, calme les nuits trop pleines.
Cristal de roche : il clarifie, amplifie, rend l'intention nette.
🌿 Plantes alliées
Lavande : pour les cœurs agités, les pensées qui tournent, les rêves qui ont besoin de douceur.
Violette : discrète, timide, mais déjà là. Messagère du printemps.
🎨 Couleurs du mois
Violet : sagesse, protection, intérieur.
Blanc : purification, intention claire.
Rose : tendresse, retour à soi.
🕯️ Flamme du mois
Une bougie violette.
Pas trois.
Une.
Pour ne pas se disperser.
🌫️ Encens
Lavande, encore.
Et benjoin.
Doux comme une pièce chauffée avant l'aube.
« Je ne peux pas faire plus précis que cela... »
Que c'est difficile de faire comme tout le monde, la vie moderne de Lyra, moi j'ai du mal... Bon faut dire à mon âge, je pense que c'est pas courant de parler comme un jeune des quartiers British !
🧘♂️ Le geste de février
Je ne conseille pas un grand rituel.
Je conseille un geste.
1. Ouvrir une fenêtre, même cinq minutes.
2. Ranger un endroit précis (un tiroir, une étagère, pas toute ta vie).
3. Écrire ce que tu laisses derrière toi.
4. Écrire ce que tu choisis de nourrir.
5. Respirer. Et recommencer demain.

🌙 Ce qui vient ensuite
Février est une passerelle.
Il nettoie, il clarifie, il prépare.
🦉 « So… we make space. Again. »
« Encore, oui. Jusqu'à ce que l'espace cesse de faire peur. »
Je referme le parchemin.
Augure cligne lentement des yeux, satisfait.
Dans l'escalier, un pas familier.
Le bois gémit, comme s'il reconnaissait la démarche.
Kaia pousse la porte du bas sans frapper.
Elle ne frappe jamais.
Elle sait déjà si je suis prêt.
« Père. »
Sa voix est douce. Sans demande.
Juste une évidence.
« Le repas est chaud. On t'attend. »
Je souffle la bougie.
La fumée monte en spirale, lente et disciplinée.
🦉 « The house, then. Before you forget to eat again. »
« Je n'oublie pas. Je diffère. »
Kaia lève les yeux au ciel, mais son sourire trahit la tendresse.
Je descends.
Les marches grincent encore.
Augure me suit, silencieux.
Et dans le noir tiède de la librairie, la lumière - enfin - commence à tenir.
« La lumière ne revient pas pour nous presser. Elle revient pour nous apprendre à voir. »



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