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Les Écrits de Silas... L'art de s'enraciner

Dernière mise à jour : il y a 5 jours


Silas et Augure
Silas et Augure à l'étage de la Librairie

L'art de s'enraciner... - Porte Parchemins n°245 - Clôture d'un mois

📍 Havenport-sur-Mer, Le Vieux Port — Cœur historique - Fin Janvier 2048


Transcrit d'un parchemin retrouvé à l'étage d'une librairie du vieux quartier.
Encre sombre. Écriture lente. Odeur de cèdre et de cire.

Je m'appelle Silas, l'oncle de Lyra.


Quand le jour tombe, la librairie change de souffle.

La cloche de la porte se tait.

Les vitrines se couvrent de buée, comme si le monde extérieur voulait oublier jusqu'à mon nom.

Je monte.

Les escaliers de bois grincent sous mes pas.

Ils grincent toujours.

On dirait qu'ils récitent un sutra ancien :

...un pas… puis un autre… puis encore un…


À l'étage, je n'ai pas besoin de lampe.

Une bougie suffit.

La flamme ne cherche pas à éclairer tout.

Elle éclaire ce qui compte.


Sur l'étagère la plus haute, Augure est déjà là.

Blanc comme la neige qui ne fond pas.

Immobile.

Présent.

Il ne parle pas.

Il n'a pas besoin de parler.

Il tourne parfois la tête d'un seul mouvement, comme s'il venait de lire la phrase avant moi.


Moi, j'écris.

Sur du papier trop fin, ou sur du parchemin trop vieux.

Je n'écris pas pour être lu.

J'écris pour que l'essentiel ne se perde pas.


📜 Ce que je fais quand le monde dort


On croit qu'un libraire range des livres.

C'est vrai.

Mais c'est la partie visible.


Le reste ressemble davantage à la pratique d'un ermite.


1) Je vide le bruit

Je laisse les phrases inutiles retomber comme de la poussière.

Je garde celles qui ont du poids.

Celles qui tiennent dans la main.


2) Je relie

Je relie un mois au suivant.

Un doute à une décision.

Une personne à sa propre vérité.

C'est un travail de fil invisible.


3) Je prépare les passages

Un cycle ne se casse pas.

Il se ferme.

Comme un livre.

Avec respect.

Augure -  Hibou blanc
Augure -  Hibou blanc, accent british, se cogne partout mais vision intérieure compensatoire...

❄️ Janvier : le mois qui n'exige aucune démonstration


Janvier n'a pas besoin qu'on prouve.

Janvier demande qu'on tienne.

Il y a de la sagesse dans la lenteur.

Dans ce qui résiste au froid.

Dans les routines qui tiennent même quand l'envie ne tient pas.


Kaia est passée avant la fermeture.


Elle s'est assise près de la fenêtre.

Elle a regardé les toits..


Puis elle m'a demandé, sans brusquer le silence :

« Janvier s'achève, père. Qu'as-tu noté sur ton parchemin ? »

Je n'ai pas répondu tout de suite.

On ne répond pas vite quand on veut répondre juste.

Augure a battu une fois des ailes.

Une seule.

Comme un point final posé sur l'air.


🐺 Le gardien de Janvier


Le gardien de ce mois n'est pas une lumière.

C'est une présence.

Le Loup.

Il ne cherche pas à être vu.

Il protège sans discours.

Il suit l'instinct sans se justifier.

Il ne porte pas de masque.

Sa leçon est simple, et difficile :

être soi-même sans excuses.

S'ancrer.

Construire sur du vrai.

🐺 VARGR, Le Loup noir massif
🐺 VARGR, Le Loup noir massif, yeux bleu glacier, le Familier de Bjorn (père de Lyra et Demi-frère de Silas)

🧾 Fin janvier : je mets mes écrits à la vue du public


Je ferme janvier comme je ferme ma librairie.


Sans précipitation.

Sans regret.

Puis je fais ce que je fais toujours à la fin d'un cycle.

Je sors mes écrits de l'ombre.

Désormais, ils seront visibles sur le blog de Lyra.

Parce que Lyra n'écrit pas seulement.

Lyra ouvre des chemins.


Et mes textes ... mes parchemins ... servent à poser des repères.

Pour celles et ceux qui traversent.

Pour celles et ceux qui se reconstruisent.

Pour celles et ceux qui apprennent à tenir.


🌙 Ce qui vient ensuite : février


Janvier a posé les fondations.

Février laissera apparaître ce qui commençait déjà à respirer sous la neige.

Je prépare la page suivante.

Non pour aller vite.

Pour aller juste.

« La sagesse ne se révèle pas dans la précipitation. Elle attend ceux qui savent ralentir. »
Signature de Silas

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